Two executives in office, talking face to face

L’entretien d’embauche en anglais

Comment ne pas être désarçonné par l’utilisation de l’anglais lors d’un entretien d’embauche ? Conseils pour réussir même si vous n’êtes pas « fluent ».

Soudain, au cours d’un entretien classique en français, le recruteur vous demande : « tell me about your last experience ». Il ne s’agit pas d’un « piège ». En dehors des postes qui nécessiteront de vous une maîtrise parfaite de la langue acquise depuis la naissance ou lors d’expériences internationales, la pratique minimale de l’anglais est fréquemment requise. Appel d’un client étranger, d’un patron de filiale ou d’un collègue, les cadres sont de plus en plus souvent amenés à passer d’une langue à l’autre. Le recruteur doit « seulement » s’assurer que vous pourrez répondre sans paniquer.

Entraînez-vous à l’entretien en anglais avec un « natif »

« Pour vous préparer, commencez par faire appel à un “natif’’ anglais ou américain », conseille Mikaël Deiller, manager du pôle finance et comptabilité du cabinet de recrutement Michael Page International. But du jeu : établir un dialogue avec vous sur votre expérience, vos compétences, votre projet professionnel, les raisons de votre intérêt pour une entreprise, pour vérifier que vous êtes suffisamment à l’aise.

« Il arrive que le recruteur fasse appel à un collègue parfaitement bilingue pour poursuivre l’entretien et véritablement tester le niveau du candidat, constate Nela Pavlouskova, du cabinet de recrutement international Approach People Recruitment. Ce dernier doit alors être capable de parler de ses expériences professionnelles, de ses ambitions, de sa personnalité, des raisons qui le poussent à chercher un nouveau travail, de son intérêt pour l’entreprise, le poste… de façon la plus naturelle possible. Le pire, c’est quand il fait une faute et s’arrête. C’est beaucoup plus grave que s’il poursuit, même en commettant des erreurs. »

Préparez une « boîte à outils »

Seconde étape : « vous devez aussi assimiler les tournures “techniques” propres à votre métier et à la culture de l’entreprise, poursuit Mikaël Deiller. Si vous postulez dans la filiale d’une société française à l’étranger, consultez le site de l’entreprise en anglais. Mais ne traduisez pas les termes à partir du site français. » Vous pourrez ainsi les introduire dans la conversation. Préparez par écrit votre parcours de façon synthétique pour pouvoir le développer « en 10 minutes, 15 minutes, ou 30 minutes. N’hésitez pas à l’apprendre par cœur. » Il ne s’agit pas de le réciter au recruteur de façon mécanique, mais de vous approprier des tournures de phrase. Pour rendre votre discours plus fluide, pensez à varier les mots de liaison, ou « connecteurs », pour ne pas disposer dans votre corpus que de « because » ou de « and ». Utilisez par exemple « in order to » au lieu de « for ».

N’hésitez pas à faire répéter

Rien de pire que de répondre à côté d’une question que l’on n’a pas comprise ! Préparez « I beg your pardon, could you repeat, please? ». Cela sera d’autant mieux considéré si votre interlocuteur américain a un accent texan à couper au couteau !

 

Dominique Perez – L’Express. Dominique Perez est journaliste spécialisée dans les questions de formation et d’emploi.