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L’emploi dans la banque

La banque est l’un des premiers employeurs du secteur privé en France avec près de 370 000 collaborateurs. Les banques recrutent dans toutes les régions, à des niveaux d’étude ou à des degrés d’expérience variés. Jean-Claude Guéry, Directeur des Affaires Sociales de l’Association Française des Banques, dresse le bilan des dernières évolutions de ce secteur.

1- Pouvez-vous nous dresser un rapide portrait de la population employée actuellement dans les banques ?

Les banques françaises emploient plus de 367 000 personnes en France dans toutes les régions, à des niveaux d’études et des degrés d’expérience variés. En effet, très impliquées dans le tissu local, les banques participent activement au développement des régions au travers des agences.

Les métiers bancaires sont en constante mutation, notamment en raison d’un environnement changeant : nouvelles réglementations, avancées technologiques, évolution des goûts de la clientèle.

En 2012, près de 70 % travaillent dans la banque de détail. Les métiers commerciaux sont prédominants (chargé d’accueil et de services clientèle, chargé de clientèle particuliers ou entreprises, conseiller en patrimoine), représentant 52 % des effectifs. Les fonctions de management et de support (fonctions de contrôle, marketing, ressources humaines, métiers juridiques…) sont stables et représentent 21 % des effectifs. Enfin, les métiers de traitement des opérations (informatique, responsables d’unités ou experts traitant des opérations bancaires) occupent 27 % des effectifs, contre un tiers il y a dix ans.

 

2- Quelles sont les tendances actuelles du recrutement dans les banques ?

Les jeunes de moins de 30 ans représentent 64 % des embauches. Les femmes sont majoritaires au sein des recrutements : 58 % des personnes embauchées sont des collaboratrices.

Le secteur bancaire embauche des collaborateurs à tous les niveaux d’étude. Néanmoins, on note depuis quelques années une augmentation des qualifications à l’embauche. Aujourd’hui 10 % des personnes recrutées ont un niveau bac ou bac + 1. Les profils bac + 2/3 continuent à être appréciés (50 % des embauches en 2012), notamment pour les métiers commerciaux. Et les recrutements de niveau bac + 4/5 sont également nombreux : 40 % des embauches en 2012, notamment pour des postes dans les métiers supports au siège ou en tant que chargé de clientèle entreprises.

Ce recrutement à un niveau de qualification élevé explique la proportion d’embauches proposées avec le statut de cadre : 38,5 % des postes pourvus sont des postes de cadres.

Ces niveaux de qualification à l’embauche devraient se maintenir au cours des prochaines années.

 

3- Comment évolue l’emploi dans la banque : quels sont les métiers bancaires d’avenir, ceux qui vont avoir le vent en poupe dans les prochaines années ?

Parmi les métiers qui sont amenés à se renforcer, on peut identifier les métiers du contrôle, qu’il soit permanent (contrôleur de gestion par exemple) ou périodique (auditeur, membre de l’inspection générale). Ces métiers ont déjà beaucoup recruté depuis 2008, mais les effectifs devraient continuer à augmenter dans les années à venir.

Dans la banque de détail, les métiers les moins qualifiés ont tendance à disparaître avec l’automatisation de certaines tâches. En agence par exemple, on trouve de plus en plus fréquemment des guichets automatiques pour remettre un chèque. Les métiers qui ont le vent en poupe sont plutôt les métiers du conseil : conseiller de gestion en patrimoine, par exemple, est une fonction qui offre de nombreuses opportunités, partout en France. On peut citer également les métiers de conseiller de clientèle particuliers et de conseiller de clientèle entreprises, pour lesquels les banques continuent à recruter de nombreux collaborateurs.

 

4- Quels sont les parcours de carrière ? Peut-on dire aujourd’hui que la banque reste un ascenseur social ?

Les établissements bancaires permettent à leurs collaborateurs de développer leurs compétences et d’évoluer au sein de leur entreprise. La banque reste en effet un secteur très propice aux évolutions individuelles. Plus de deux salariés sur trois bénéficient d’au moins une formation par an. Les banques ont toujours été et demeurent des entreprises qui favorisent la formation continue : elles y consacrent plus de 4 % de leur masse salariale. Cela représente environ 2 000 euros par an et par salarié, contre en moyenne 800 euros tous secteurs confondus d’après le Céreq.

Les banques accueillent aussi de nombreux jeunes en alternance, considérant qu’il s’agit d’une voie privilégiée de recrutement de nouveaux collaborateurs. Près de 10 000 alternants sont accueillis dans les banques en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation, ainsi qu’en VIE (volontariat international en entreprise).

 

Liens utiles

 

 

JC_Guery

Jean-Claude Guéry

Directeur des affaires sociales de l’Association française des banques (AFB).

L’AFB assure une mission de syndicat patronal pour les banques commerciales. Elle est l’acteur patronal du dialogue social et de la négociation avec les organisations syndicales (convention collective, salaires, emploi, formation professionnelle, etc.).